Pierre Berville

Pierre Berville

Ta petite nana Karénine
En a marre de son Raspoutine.
Et ta tzarine en zibeline,
Tu l’accuses de tous les crimes.

Ta petite fée, ton blanc flocon,
Pourquoi lui parler sur ce ton ?
Si je suis ta princesse des glaces,
Pourquoi es-tu si dégueulasse ?

Non, non, c’est niet.
Tu n’es plus mon maître.
Et moi je ne suis plus
Ton loulou des steppes.

Tu ne donneras plus le frisson
À mon cœur qui devient glaçon,
Et mes émotions qui palpitent
Se figeront en stalactites.

Tu pourras t’étrangler de rage
Quand je quitterai ton goulag.
Ton ange a déployé ses ailes,
Tu n’entendras plus parler d’elle.

Non, non, c’est niet.
Tu n’es plus mon maître.
Et moi je ne suis plus
Ton loulou des steppes.

Non, non, c’est niet.
Il n’y a plus d’esclave,
De soumise
À ton âme slave.

Non, non, c’est niet.
Tu n’es plus mon maître.
Et moi je ne suis plus
Ton loulou des steppes.