Pierre Berville

Pierre Berville

Ça fait quarante nuits
que je suis au gnouf.
Ça brille dans le noir
plus fort qu’une allouf.
Je me joue des pièces,
des opéras bouffes,
Des rêves de pif, de paf
et de pouffes.


Vautré sans alcool et sans compagnie
Sur le béton gris qui me sert de lit,
J’attends le sommeil
pour que me retrouvent
Mes rêves de pif, de paf et de pouffes.


Avec son cyclope qui part en
dentelles,
Ulysse dans sa grotte
qui voit des merveilles.
Je scie mon barreau
dessous mon ombrelle,
Je nage dans le bleu
comme une hirondelle.


Je rêve de pif, de paf et de pouffes.
C’est le régime sec à tourner maboule.
Pas une crevette, un bouillon de poule
Pour le capitaine du bateau qui roule
De rêves de pif, de paf et de pouffes,
En rêves de pif, de paf et de pouffes.


Mes délires de mâle,
mes désirs s’écoulent.
Je vais et je viens
comme une aile saoule,
Et dessous la lune mon oiseau
roucoule.
Il rêve de pif, de paf et de pouffes.


Avec son cyclope qui part en
dentelles,
Ulysse dans sa grotte
qui voit des merveilles.
Je scie mon barreau
dessous mon ombrelle,
Je nage dans le bleu
comme une hirondelle.


Je rêve de pif, de paf et de pouffes.
Je rêve de pif, de paf et de pouffes.
Je rêve de pif, de paf et de pouffes.
Je rêve de pif, de paf et de pouffes.